Arashiyama ou montagne de la tempête est un quartier de Kyoto situé à l’ouest de la ville. Moins touristique mais tellement agréable avec ses nombreux temples, sa forêt de bambous géants et ses petites rues tranquilles.
Les meilleures saisons pour visiter Arashiyama sont au printemps au moment des cerisiers en fleurs et à l’automne avec les magnifiques couleurs des érables ou momiji. Je n’ai pas trop le choix, ce sera en décembre. Heureusement c’est une belle journée qui s’annonce!
Je quitte Osaka vers 7h le matin, direction Kyoto. Une demi-heure plus tard, j’arrive à la gare principale de Kyoto où je prends la JR Sagano Line pour Saga-Arashiyama. Juste à la sortie de la gare, je loue un vélo pour 1000 yens la journée et me voilà partie, direction le temple de Tenryu-Ji ou temple du dragon Celeste à quelques minutes de là. L’entrée du temple se trouve sur la rue principale d’Arashiyama où l’on trouve quantité de boutiques et petites échoppes pour se restaurer de spécialités du coin.
Arashiyama
Le temple de Tenryu-Ji appartient à la secte zen Rinzai. Sa première construction date de 1339 mais comme beaucoup de temples au Japon, il a été plusieurs fois détruit par des incendies et à chaque fois reconstruit à l’identique.
Arashiyama
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Le jardin, dessiné par l’un des plus grands architectes paysagistes le moine Musô Soseki, a gardé son dessin original. Il est magnifique quel que soit l’endroit où l’on se trouve.
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En empruntant la sortie nord, on accède à une splendide forêt de bambous géants, Chikurin no Michi. En cette journée de décembre, il ya beaucoup de monde. Difficile de faire des photos. Malgré la foule, il se dégage de cette forêt une atmosphère, un calme serein.
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La traversée de la forêt mène à l’entrée de la villa Okuchi Sanso crée par une ancienne star du cinéma muet, Okochi Denjiro. Après la foule de la bambouseraie, c’est un havre de paix. Peu de monde, peut-être à cause du prix de l’entrée. La maison ne se visite pas mais le jardin est magnifique et offre un panorama extraordinaire sur Kyoto et les monts en arrière-plan.
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Je reprends mon vélo. Il y a beaucoup moins de monde. Le chemin est agréable et bucolique. J’arrive au temple Jojakkoji. Tout est tranquille, paisible. Je me promène dans les jardins qui offrent des vues spectaculaires sur Kyoto.
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Ce quartier de Kyoto est très agréable. On peut y circuler en vélo ou à pied en toute tranquillité. Peu de touristes, peu de voitures et plusieurs temples à visiter. Je m’arrête au temple Nison-in. C’est un temple bouddhiste de la secte Tendai, adossé à la montagne. Tout en haut d’un escalier, on découvre un temple ancien et sur la gauche un chemin qui s’enfonce dans la forêt. Je fais une rencontre inattendue : un macaque en méditation.
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Je poursuis ma promenade dans ce paisible et charmant quartier. On y voit de très jolies maisons traditionnelles de l’architecture japonaise datant de l’ère Meiji.
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La rue monte légèrement jusqu’au temple Adashino Nenbutsu-Ji. Sur une colline, accolé à une forêt de bambous, le temple Adashino Nenbutsu-Ji fut fondé par le moine Kobo-Daishi en 1100. Il contient plus de 8000 statuettes bouddhiques représentant les âmes de défunts abandonnés.
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Derrière le temple, je découvre une magnifique forêt de bambous géants.
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Par des petites rues très agréables sans beaucoup de voitures, je rejoins en un quart d’heure de vélo le temple Daikaku-Ji dans le quartier de Sagano. Le Daikaku-Ji, fondé vers 800, fut d’abord la résidence de l’empereur Saga avant d’être converti en temple. Il appartient à la secte Shingon fondée par le moine Kobo-Daishi Kukai. Il contient une copie du manuscrit du sûtra du coeur, Hannya Shingyo, réalisé par l’empereur Saga. Il n’est montré au public qu’une fois tous les 60 ans. La prochaine fois en 2018!
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Il est composé de plusieurs bâtiments reliés entre eux par des couloirs, Murasame-no-roka, aux plafonds bas afin personne ne puisse projeter des lances et des planchers, uguisu-bari, qui crissent au passage afin de pouvoir entendre toute personne qui passe.
Daikaku-Ji
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L’intérieur des bâtiments est magnifiquement décoré de peintures.
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Daikaku-Ji
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Juste à côté du temple Daikaku-ji, on peut se promener autour de l’étang Osawa no ike qui est le plus vieil étang artificiel du Japon. L’endroit est particulièrement charmant avec les nuages qui se reflètent sur l’eau.
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Il est 16H lorsque je quitte le Daikaku-ji. Je passe par la rue principale d’Arashiyama où se côtoient échoppes et restaurants pour touristes. Je veux jeter un coup d’oeil à la forêt de kimonos installée en 2013 près de la gare de Randen. Ce sont plus de 600 cylindres transparents hauts de 2m qui contiennent des tissus de kimonos choisis par l’artiste Yasumichi Morita. A la tombée de la nuit, les cylindres s’illuminent de l’intérieur et offrent un spectacle magique. Malheureusement je n’ai pas pu rester pour attendre qu’ils s’allument.
Daikaku-Ji
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Ma journée se termine. Je reprends le train pour Kyoto. Encore une très agréable escapade en immersion dans un quartier à la douceur de vivre japonaise.

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